Les classes du DPE à Saint-Étienne
Mis à jour : août 2026
En bref
Sur les 59 874 DPE réalisés à Saint-Étienne, 10,5 % des logements sont classés F ou G, contre 9,8 % à l'échelle nationale. C'est l'une des villes que nous documentons dont le taux de passoires dépasse la moyenne française.
Au-dessus de la moyenne nationale
Le constat mérite d'être posé sans détour. Sur l'ensemble des communes que nous suivons, Saint-Étienne est la seule dont le taux de logements classés F ou G, 10,5 %, dépasse la moyenne française de 9,8 %.
Partout ailleurs, les taux locaux sont inférieurs, parfois de plusieurs points. Ici, l'écart joue dans l'autre sens, ce qui rend la vigilance particulièrement justifiée pour un acquéreur comme pour un bailleur.
Une distribution nettement décalée
Le déséquilibre se lit sur toute l'échelle. La classe C ne rassemble que 23,4 % du parc stéphanois, contre 36,7 % en France. La classe D monte à 41,2 % contre 31,1 %, et la classe E à 23,8 % contre 15,9 %.
Autrement dit, le centre de gravité du parc se situe une lettre plus bas qu'au niveau national. Ce qui serait classé C ailleurs ressort souvent en D à Saint-Étienne.
Presque aucun logement performant
À l'autre extrémité, les classes A et B ne rassemblent que 709 logements sur près de 60 000, soit 1,2 % du parc, contre 6,5 % en France.
C'est la proportion la plus basse que nous ayons relevée. Un logement stéphanois classé A ou B relève donc de l'exception statistique, et cet argument se distingue immédiatement dans une annonce.
Un parc très ancien
41,6 % des logements stéphanois datent de la période 1948-1974 et 34,6 % d'avant 1948 : plus des trois quarts du parc précèdent toute réglementation thermique.
Cette ancienneté, héritée de l'histoire industrielle et minière de la ville, explique l'essentiel du décalage. Le centre ancien concentre la part la plus contrainte de ce bâti.
Un parc à 93 % collectif
Sur les logements diagnostiqués, 55 734 sont des appartements et 2 582 des maisons. L'habitat collectif représente donc 93 % du parc, proportion exceptionnellement élevée.
Les maisons affichent 18,9 % de logements classés F ou G, contre 9,9 % pour les appartements. Mais compte tenu du poids du collectif, ce sont bien les appartements qui constituent l'essentiel des passoires stéphanoises en volume.
Ce que cela implique en copropriété
Dans un parc aussi majoritairement collectif, l'essentiel des travaux lourds relève de l'assemblée générale : isolation des façades, réfection de toiture, remplacement d'un équipement de chauffage collectif.
Un propriétaire seul garde la main sur ses menuiseries, sa ventilation et son isolation intérieure. Sur un logement classé E ou F, ces postes suffisent parfois à franchir une lettre, mais rarement deux.
Le gaz domine, le réseau de chaleur suit
59,3 % des logements stéphanois sont chauffés au gaz naturel, 28 % à l'électricité et 10,9 % par le réseau de chaleur urbain.
La baisse du coefficient de conversion en énergie primaire entrée en vigueur au 1er janvier 2026 ne bénéficie donc qu'à un peu plus d'un quart du parc. Pour la majorité des propriétaires, l'étiquette ne bougera qu'avec des travaux.
Une contrainte locative de premier plan
Avec 6 259 logements classés F ou G et 14 244 classés E, ce sont plus de 20 000 logements stéphanois, un tiers du parc, qui devront avoir progressé d'ici 2034.
Un logement G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, un logement F ne le pourra plus au 1er janvier 2028. La page passoire thermique détaille le calendrier et les recours.
Vérifier sa classe
Un DPE réalisé avant juillet 2021 n'est plus valable : sa classe ne peut plus être opposée ni figurer dans une annonce. Le DPE doit alors être refait.
À la vente, un bien en monopropriété classé F ou G impose un audit énergétique, qui chiffre le parcours de travaux et sert d'outil d'arbitrage sur un marché où le prix d'entrée reste bas.
Questions fréquentes
Saint-Étienne est-elle plus concernée que la moyenne française ?
Oui : 10,5 % de ses logements sont classés F ou G, contre 9,8 % au niveau national, ce qui la place parmi les villes du réseau au-dessus de cette moyenne.
Quelle est la classe la plus fréquente ?
La classe D, avec 41,2 % des 59 874 DPE de la commune, contre 31,1 % en France. La classe C ne pèse que 23,4 %, contre 36,7 % nationalement.
Pourquoi le parc stéphanois est-il si mal classé ?
Parce que plus des trois quarts des logements précèdent 1975 : 41,6 % datent de 1948-1974 et 34,6 % d'avant 1948. Cette ancienneté est héritée de l'histoire industrielle et minière de la ville.
Combien de logements sont concernés d'ici 2034 ?
Plus de 20 000, soit un tiers du parc : 6 259 logements classés F ou G et 14 244 classés E, ces derniers visés par l'échéance du 1er janvier 2034.
Ma copropriété refuse les travaux : que puis-je faire ?
Vous gardez la main sur vos menuiseries, votre ventilation et votre isolation intérieure. Sur un logement classé E ou F, ces postes suffisent parfois à franchir une lettre, mais rarement deux.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.